Mildiou des crucifères

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Mildiou des crucifères

Qu’est-ce que le mildiou des crucifères ?

Le mildiou des crucifères est une maladie cryptogamique causée par des oomycètes du genre Hyaloperonospora et Peronospora. Cette maladie est particulièrement redoutée par les agriculteurs, car elle peut entraîner des pertes importantes dans les cultures de crucifères, notamment le chou, le brocoli, le chou-fleur et le chou de Bruxelles.

Les symptômes du mildiou des crucifères

Le mildiou des crucifères se manifeste principalement par des taches jaunes sur les feuilles qui s’étendent rapidement, devenant brunâtres et nécrotiques. Les taches sont souvent limitées par les nervures des feuilles, donnant un aspect anguleux. Les inflorescences et les racines peuvent également être affectées.

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Comprendre la biologie du pathogène

Le cycle de vie du mildiou des crucifères

Les oomycètes responsables du mildiou des crucifères passent par plusieurs étapes dans leur cycle de vie. Les spores sexuées (oospores) peuvent persister dans le sol et les débris végétaux pendant plusieurs années. Lorsque les conditions sont favorables, les oospores germent et infectent les tissus végétaux. Les spores asexuées (conidies) sont produites sur la surface des feuilles infectées et sont dispersées par le vent ou l’eau, provoquant de nouvelles infections.

Les conditions favorisant le développement du mildiou des crucifères

Le mildiou des crucifères se développe préférentiellement dans des conditions d’humidité élevée et de températures modérées. Les oomycètes sont favorisés par la présence de rosée, de pluie ou d’irrigation excessive. Une faible luminosité et un temps couvert privilégient également le développement de la maladie.

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Les différentes crucifères affectées par le mildiou

Le chou

Le chou est l’une des principales cultures de crucifères touchées par le mildiou. Les variétés de chou, telles que le chou frisé, le chou rouge et le chou de Savoie, sont toutes sensibles à cette maladie.

La moutarde

La moutarde, notamment la moutarde brune et la moutarde blanche, peut également être affectée par le mildiou des crucifères. La maladie peut causer des pertes importantes de rendement et de qualité des graines de moutarde.

Le radis

Le radis, qu’il soit cultivé pour ses racines ou ses feuilles, est également sensible au mildiou des crucifères. Les dommages causés par cette maladie peuvent entraîner une réduction de la taille et de la qualité des racines, ainsi qu’une dégradation des feuilles.

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Méthodes de prévention et de lutte contre le mildiou des crucifères

Les pratiques culturales

Les bonnes pratiques culturales sont essentielles pour prévenir et lutter contre le mildiou des crucifères. Parmi ces pratiques, on trouve la rotation des cultures, l’élimination des débris végétaux infectés, le choix de variétés résistantes et l’espacement adéquat des plants pour assurer une bonne circulation de l’air.

La lutte biologique

La lutte biologique contre le mildiou des crucifères peut être réalisée en utilisant des antagonistes naturels tels que les bactéries du genre Bacillus et les champignons du genre Trichoderma. Ces microorganismes peuvent être appliqués sur les cultures pour inhiber le développement des oomycètes responsables du mildiou.

La lutte chimique

La lutte chimique contre le mildiou des crucifères peut être nécessaire dans les cas où les méthodes de prévention et de lutte biologique sont insuffisantes. Les fongicides à base de métaux, tels que le cuivre et le mancozèbe, sont couramment utilisés pour lutter contre cette maladie. Toutefois, il est important de respecter les doses et les périodes d’application recommandées pour éviter les problèmes de résistance et les impacts environnementaux.

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Fertiligène Bouillie Bordelaise Express Granulés est un produit à base de cuivre d’origine minérale, conçu pour combattre de nombreuses maladies fongiques et bactériennes qui affectent les plantes, telles que la tavelure, le mildiou, le chancre, la bactériose et la cloque. Conditionné en 700 g, il est utilisable en agriculture biologique et permet de préparer entre 19 et 116 litres d’eau, selon les besoins et les recommandations d’application.

L’un des avantages de ce produit réside dans sa présentation sous forme de micro granulés. Cette forme permet une dilution facile et sans grumeaux dans l’eau, garantissant une préparation homogène et rapide du mélange à pulvériser sur les plantes.

 

La bouillie bordelaise est un fongicide traditionnel à base de cuivre utilisé depuis le 19e siècle pour lutter contre diverses maladies fongiques, y compris le mildiou des crucifères. Elle est composée de sulfate de cuivre et de chaux hydratée, mélangés ensemble pour former une suspension bleuâtre.

Voici quelques informations sur l’utilisation de la bouillie bordelaise pour traiter le mildiou des crucifères

Application

La bouillie bordelaise est généralement pulvérisée sur les plantes à l’aide d’un pulvérisateur à pression, en veillant à couvrir l’ensemble de la plante, y compris le dessous des feuilles. L’application doit être effectuée dès l’apparition des premiers symptômes du mildiou ou en prévention lorsque les conditions météorologiques sont favorables au développement de la maladie.

Dosage

Le dosage recommandé pour la bouillie bordelaise varie en fonction du produit et du stade de développement des plantes. Il est important de suivre les instructions du fabricant et de respecter les doses recommandées pour éviter la phytotoxicité et les problèmes de résidus de cuivre.

Fréquence d’application

La fréquence d’application de la bouillie bordelaise dépend de l’évolution de la maladie et des conditions météorologiques. En général, il est recommandé d’appliquer la bouillie bordelaise toutes les deux à trois semaines pendant la saison de croissance. Il est important de noter que des applications trop fréquentes ou des doses trop élevées peuvent entraîner une accumulation de cuivre dans le sol, avec des conséquences néfastes pour l’environnement et la santé des plantes.

Précautions

La bouillie bordelaise peut être toxique pour certaines espèces non-cibles, comme les abeilles et les auxiliaires de culture. Il est donc important de prendre des précautions lors de son application, notamment en évitant de pulvériser près des ruches et en choisissant des heures où les abeilles et les auxiliaires sont moins actifs. De plus, il est recommandé de porter des équipements de protection individuelle, tels que des gants, des lunettes de protection et un masque, lors de la manipulation et de l’application de la bouillie bordelaise.

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Impacts économiques et environnementaux

Pertes économiques

Le mildiou des crucifères peut causer des pertes économiques importantes pour les agriculteurs en raison de la réduction du rendement et de la qualité des récoltes. Les coûts associés à la lutte contre la maladie, particulièrement l’achat de fongicides et l’augmentation du travail nécessaire pour surveiller et traiter les cultures, peuvent également être importants.

Conséquences environnementales

L’utilisation excessive de fongicides pour lutter contre le mildiou des crucifères peut entraîner des problèmes environnementaux, tels que la contamination des sols, de l’eau et de l’air, ainsi que la réduction de la biodiversité. Les pratiques de lutte biologique et de gestion intégrée des maladies sont donc préférées pour minimiser ces impacts.

Le mildiou des crucifères est une maladie préoccupante pour les producteurs de crucifères en raison des pertes économiques qu’elle peut engendrer et des défis qu’elle pose en matière de gestion. La mise en œuvre de bonnes pratiques culturales, la lutte biologique et, si nécessaire, la lutte chimique peuvent contribuer à réduire les risques associés à cette maladie. La recherche de nouvelles variétés résistantes et l’amélioration des méthodes de lutte biologique sont ainsi essentielles pour assurer la durabilité de la production de crucifères.

Les autres plantes touchées par le mildiou

Le mildiou est une maladie qui peut affecter un grand nombre de plantes, dont certaines sont particulièrement sensibles. Voici quelques exemples de plantes touchées par le mildiou et une description de leur sensibilité :

  1. Le mildiou de la pomme de terre : La pomme de terre est très sensible au mildiou causé par l’oomycète Phytophthora infestans. Les symptômes du mildiou sur les pommes de terre incluent des taches noires sur les feuilles, des lésions brunes et humides sur les tiges et la pourriture des tubercules. Cette maladie peut causer des pertes de rendement importantes et nécessite souvent des traitements fongicides réguliers.
  2. Le mildiou de la vigne : La vigne peut être affectée par le mildiou provoqué par Plasmopara viticola. Les symptômes incluent des taches jaunâtres sur les feuilles, qui deviennent brunes et nécrotiques, ainsi que la pourriture des grappes. La sensibilité de la vigne au mildiou dépend de la variété cultivée ; certaines variétés hybrides sont plus résistantes que les variétés traditionnelles de Vitis vinifera.
  3. Le mildiou des épinards : Les épinards sont sensibles au mildiou causé par Peronospora effusa. Les symptômes incluent des taches jaunes sur la face supérieure des feuilles et un duvet violet sur la face inférieure. Les infections sévères peuvent entraîner la déformation et la chute des feuilles, réduisant la qualité et la quantité des récoltes.
  4. Le mildiou des concombres et des melons : Les concombres, les melons et d’autres membres de la famille des cucurbitacées sont sensibles au mildiou causé par Pseudoperonospora cubensis. Les symptômes incluent des taches jaunes anguleuses sur les feuilles, qui deviennent brunes et nécrotiques, ainsi que la déformation et l’arrêt de la croissance des fruits. La sensibilité varie en fonction de la variété cultivée, certaines variétés étant plus résistantes que d’autres.
  5. Le mildiou des rosiers : Les rosiers peuvent être affectés par le mildiou causé par Peronospora sparsa. Les symptômes incluent des taches violettes sur les feuilles, qui peuvent devenir brunes et nécrotiques, ainsi que la déformation des tiges et des boutons floraux. La sensibilité des rosiers au mildiou varie en fonction de la variété et des conditions environnementales.

FAQ : LES QUESTIONS COURANTES SUR LE MILDIOU DES CRUCIFÈRES

1. Qu’est-ce que le mildiou des crucifères ?

Le mildiou des crucifères est une maladie cryptogamique causée par des oomycètes du genre Hyaloperonospora et Peronospora. Elle affecte principalement les cultures de crucifères, entraînant des pertes de rendement et de qualité.

2. Quels sont les symptômes du mildiou des crucifères ?

Les symptômes du mildiou des crucifères incluent des taches jaunes sur les feuilles qui deviennent rapidement brunâtres et nécrotiques, limitées par les nervures des feuilles. Les inflorescences et les racines peuvent également être affectées.

3. Quelles conditions favorisent le développement du mildiou des crucifères ?

Le mildiou des crucifères se développe préférentiellement dans des conditions d’humidité élevée et de températures modérées. Les oomycètes sont soutenus par la présence de rosée, de pluie ou d’irrigation excessive, ainsi que par une faible luminosité et un temps couvert.

4. Comment peut-on prévenir et lutter contre le mildiou des crucifères ?

La prévention et la lutte contre le mildiou des crucifères passent par de bonnes pratiques culturales, la lutte biologique et, si nécessaire, la lutte chimique. La rotation des cultures, l’élimination des débris végétaux infectés et le choix de variétés résistantes sont quelques-unes des pratiques culturales recommandées.

5. Quels sont les impacts économiques et environnementaux du mildiou des crucifères ?

Les impacts économiques du mildiou des crucifères incluent les pertes de rendement et de qualité des récoltes, ainsi que les coûts associés à la lutte contre la maladie. Les impacts environnementaux incluent la contamination des sols, de l’eau et de l’air par les fongicides, ainsi que la réduction de la biodiversité.